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7 janvier 2021

Ce que nous avons perdu (épisode 4) : Salaire, temps de travail... perdants sur toute la ligne.

Des salaires toujours bas dans le premier degré.

Véritable leitmotiv depuis de trop nombreuses années, le « il faut baisser la dépense publique » a conduit les gouvernements successifs à supprimer des milliers d’emplois dans la Fonction publique et à rogner le salaire de ses agents. Depuis 2010, la valeur du point d’indice, seul levier de revalorisation de l’ensemble des agents est gelé, mise à part les légères augmentations de 0,6 % en 2016 puis 0,6 % en 2017. Dans le même temps, l’inflation a poursuivi sa progression, ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat des agents publics de plus de 10 %. La cotisation CSG pèsera davantage sur les salaires car elle ne sera plus réévaluée. S’y ajoute la hausse continue des cotisations retraite jusqu’en 2020, conséquence des réformes de 2010 et 2014. C’est donc plus d’un mois de salaire manquant chaque année par rapport à 2010.

Des écarts par rapport au secondaire.

Depuis 1990, les institutrices et instituteurs devenus professeurs des écoles, sont recrutés au même niveau que dans le secondaire (niveau licence puis master). L’ambition était de parvenir à une égale reconnaissance du métier enseignant. Mais la différence de rémunération avec le second degré existe toujours en raison d’un régime indemnitaire plus important (dont des heures supplémentaires, quasi inexistantes dans le premier degré).

En l’absence de revalorisation salariale, les personnels enseignants du 1er degré ne peuvent plus compter que sur leur déroulement de carrière pour voir leurs revenus augmenter sans que cela permette un rattrapage. Des mesures ont permis de réduire l’écart mais pas de le combler comme l’augmentation de l’ISAE de 400 à 1 200 € en 2016, celle du taux d’accès à la hors classe pour atteindre celui pratiqué dans le second degré.

Cette situation doit encore évoluer en augmentant les flux de promotions à la hors classe. Il est nécessaire que les échelons de la classe exceptionnelle (accessibles seulement à une minorité) soient transformés en échelons supplémentaires de la hors classe pour que tous les collègues puissent approcher l’indice le plus élevé (indice 1000) avant leur départ à la retraite.

 

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